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Mercredi 24 juin 2009

Le faux départ du solaire

Rétrovision. En 1979, dans le sillage du choc pétrolier, la France se mobilise pour de nouvelles énergies et va jusqu’à instaurer «un jour du Soleil» qui restera sans lendemain.

Par NICOLAS CHEVASSUS AU LOUIS

Il y a tout juste trente ans, le 23 juin 1979, la France célèbre la première - et dernière - édition du «jour du Soleil». Les prix du pétrole flambent à nouveau depuis la Révolution iranienne et le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing est décidé à diminuer la dépendance nationale à l’égard du pétrole du Moyen-Orient.

Voici donc l’énergie solaire officiellement chargée, lors du Conseil interministériel du 14 février 1979, de couvrir 5 % des besoins énergétiques du pays en 2000 ; et un «jour du Soleil» institué pour démontrer, à coups de colloques, de démonstrations et d’animations, que l’énergie solaire n’est plus une lubie d’écologiste, mais un enjeu stratégique.

Modestes objectifs. Du solaire, certes, mais lequel ? Le Commissariat à l’énergie solaire (Comes), que le gouvernement a créé en 1978, a fait ses calculs. En l’an 2000, il faudra que le pays produise 16 MTEP (millions de tonnes d’équivalent pétrole) à partir des différentes formes d’énergie solaire (entendu alors au sens large, c’est-à-dire tout ce que l’on appelle aujourd’hui les renouvelables, sauf l’hydroélectrique et la géothermie), réparties grosso modo en trois tiers : un pour le bois combustible, un pour les déchets agricoles et un pour le chauffage solaire.

Le photovoltaïque se voit attribuer un objectif pour le moins modeste : 0,25 MTEP en 2000. Il est encore trop onéreux, alors que les panneaux solaires restent des dispositifs high-tech dérivés des engins spatiaux. Plus humble encore, la cible à atteindre pour l’éolien est de 0,05 MTEP ! Cette fois, la critique est inverse, la technologie est jugée trop ancienne pour représenter l’avenir. L’effort de recherche, on préfère le consacrer aux centrales solaires thermiques, dans lesquelles une turbine est actionnée par un fluide chauffé par les rayons du soleil concentrés grâce à des miroirs montés sur des tours (les héliostats).

La France dispose depuis l’après-guerre du four solaire de Mont-Louis dans les Pyrénées-Orientales, une des plus spectaculaires installations au monde en la matière. Et le gouvernement se voit déjà exporter dans les pays du Sud des centrales solaires, politiquement moins sensibles que les centrales nucléaires dont il entreprend alors de couvrir le pays.

Reconversion. Ces beaux projets tournent cependant vite court, malgré des réalisations comme la reconversion du four solaire d’Odeillo, dans les Pyrénées-Orientales, en producteur d’électricité de 1983 à 1986 sous le nom de Thémis. Il sera par la suite utilisé comme… instrument d’astrophysique ! Les technologies déjà au point que le gouvernement souhaitait développer, comme le chauffage solaire direct (eau chaude) et la valorisation des déchets agricoles, ne séduisent pas le public ni les industriels, faute d’incitations fiscales attractives. Et la recherche sur les technologies d’avenir démarre très lentement par manque de financement. Seule une très calculée similitude linguistique pouvait faire croire que le Comes disposerait des mêmes moyens que le tout puissant Commissariat à l’énergie atomique, et son projet le plus ambitieux accumule les déconvenues.

Contrechoc. Détruite par une tempête qui emporte ses gigantesques héliostats, la centrale solaire expérimentale de Targasonne, dans les Pyrénées-Orientales, n’ouvre ainsi en 1983 qu’avec une puissance réduite de moitié, pour être fermée définitivement trois ans plus tard. Le contrechoc pétrolier de 1986 enterre alors pour près de quinze ans l’effort national en matière d’énergie solaire.

Et pourtant, l’objectif affiché des 5 % de la consommation énergétique assuré par le solaire en 2000 a été tenu. Pourquoi ? Parce que les experts du Comes avaient considérablement surestimé - 350 MTEP attendus, soit 100  de trop - la consommation énergétique en l’an 2000, notamment parce qu’ils n’avaient pas prévu que la fringale énergétique de l’industrie allait cesser de progresser.

Résultat : une légère augmentation de l’utilisation du bois combustible - en partie due aux grandes tempêtes qui ont ravagé les forêts de l’est du pays dans les années 1990 - a suffi à faire progresser en pourcentage la part de l’énergie solaire, sans que les efforts du Comes, intégré en 1982 à ce qui est aujourd’hui l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), y soient pour grand-chose. Morale de l’histoire, encore et toujours applicable aujourd’hui : l’énergie solaire, c’est bien ; la sobriété énergétique, c’est mieux.

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Dimanche 14 juin 2009
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Mercredi 10 juin 2009

Cap sur l'écologie. Deux jours après les 16,2 % de voix recueillies par Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes, Nicolas Sarkozy a annoncé un virage en faveur des énergies renouvelables, qui doit aller de pair avec le nucléaire. "Là où on dépense un euro pour le nucléaire, on dépensera un euro pour les énergies propres", a affirmé, mardi 9 juin, le chef de l'Etat après avoir visité l'Institut national de l'énergie solaire, en Savoie.

"Nous allons prendre dans les énergies renouvelables un virage aussi important que le général de Gaulle pour le nucléaire dans les années 1960. Ce n'est pas l'un ou l'autre. C'est l'un et l'autre", a déclaré le président de la République.

Il a estimé que la France avait pris trop de retard dans le renouvelable car on croyait ne pas en avoir besoin en raison du nucléaire. "Ce fut une erreur", a expliqué M. Sarkozy, estimant que l'objectif d'avoir 23 % d'énergie renouvelable produite en 2020 contre 10 % aujourd'hui n'était pas un maximum mais un objectif minimum.

La parité d'investissement nucléaire-renouvelable a pour objectif est de "préserver un consensus sur le nucléaire et arriver à faire tolérer le nucléaire par ceux qui y sont opposés".

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a cherché à montrer qu'il n'était pas un écologiste de fraîche date et qu’il avait abordé le thème de l’environnement dès sa campagne électorale et avant la crise, avec le Grenelle de l’environnement. Sous-entendu qu’il n’avait pas attendu le score des Verts aux européennes pour s’occuper du dossier. Il n'empêche, l'électorat de ces derniers est choyé.

M. Sarkozy a également félicité le service public pour avoir diffusé deux jours avant les élections, le film de Yann Artus-Bertrand, "Home". Il a revendiqué le moratoire sur les OGM et la non-ouverture d'une mine d'or en Guyane. "On fait le choix de la croissance durable. N'envoyons pas de signal contradictoire".

Est-ce à dire que Claude Allègre, l'ancien ministre de l'éducation de Lionel Jospin, favorable aux OGM et qui conteste le réchauffement climatique, n'entrera pas au gouvernement ? Possible.

En tout cas, le ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo et sa secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno devraient rester en poste pour mener la mission que leur a confiée le chef de l'Etat : revoir toutes les procédures de soutien aux énergies renouvelables. Il s'est donné "trois mois" pour décider de celles qui seraient maintenues ou modifiées. "Je me battrai pour que les produits propres aient une fiscalité réduite", a expliqué le chef de l'Etat qui a trouvé un nom à son projet : "Je propose des Etats généraux de l'énergie renouvelable", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Et pour cesser de heurter les écologistes, il propose que le CEA (commissariat à l'énergie atomique) et l'IFP (institut français du pétrole) change leur dénomination, qui évoque deux énergies réprouvées par les Verts, et incluent la thématique environnementale puisqu'ils investissent dans le renouvelable.

"IL FAUT ÊTRE MILITANT"

L'enjeu reste toutefois de réconcilier le militant écologique avec l'amoureux des paysages et le travailleur-consommateur-électeur. "Le développement des énergies renouvelables est parfois perçu comme le saccage de nos territoires", a-t-il dit. "On doit adapter nos procédures pour voir comment développer le solaire et l'éolien dans nos paysages. Ne faisons pas semblant de dire que le problème n'existe pas".

Deuxième problème, abordé par M. Sarkozy: concilier environnement et croissance. Pour aider au développement de l'énergie solaire et éolienne, M. Sarkozy a garanti qu'il n'y aurait pas de baisse des tarifs d'achat aux producteurs d'ici à 2012. Mais il attend une contrepartie : "On vous garantit des prix, mais on veut des créations d'emplois", a mis en garde le chef de l'Etat, alors que l'éolien emploie 90 000 personnes en Allemagne, 45 000 en Espagne et seulement 7 000 en France, selon lui.

M. Sarkozy estime que le surcoût payé par le consommateur français "profite au salarié français". Selon lui,  ce n'est pas une question de protection, c'est une question d'honnêteté".

"Il faut être militant parfois", s'est vanté le chef de l'Etat, déplorant qu'il soit "tellement plus facile d'acheter sale, de consommer non écologique". Evoquant les Français qui grognent sur l'interdiction de fumer, ou les limitations de vitesses, il les a appelés à la responsabilité : " t-ce que cela ne vaut pas la peine d'avoir de petites gênes pour éviter les grosses catastrophes ?".

Arnaud Leparmentier
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Lundi 8 juin 2009

Sans jeu de mot, le solaire a décidément le vent en poupe. Plus un mois, ou presque, ne s’écoule désormais sans qu’une nouvelle installation soit mise en service dans l’Hexagone. Que ce soit par de grands énergéticiens ou par des acteurs de taille plus modeste. Sans parler des objectifs de développement, qui concourent à faire du photovoltaïque l’énergie renouvelable la plus dynamique.

 

À la mi-mai, Voltalia, jeune start-up du solaire, a elle aussi affiché des objectifs particulièrement significatifs. Soit l’installation, à l’horizon de 2011, de quelque 472 000 panneaux solaires d’une capacité totale de 104 MW. C’est-à-dire la possibilité de répondre aux besoins en électricité des 140 000 de la communauté d’agglomération de Salon-de-Provence. Un parc de 340 hectares sera dédié à cette installation qui permettra d’économiser 600 000 tonnes de CO2.


De leur côté, Total et GDF Suez vont investir conjointement 70 millions d’euros en Moselle pour réaliser une unité de fabrication de plaquettes de silicium. Les deux groupes sont déjà partenaires dans le solaire à travers leur filiale commune Photovoltech, fabricant de cellules photovoltaïques en silicium cristallin. Total l’a dit et répété : il veut prendre le virage du solaire le plus tôt possible, contrairement à ce qui s’est passé pour l’éolien.


Ces perspectives confirment le décollage de la filière photovoltaïque française. Selon un rapport du cabinet PriceWaterhouseCoopers, la puissance installée a atteint 100 MW en 2008, contre 30 en 2007 et 7 en 2005. Quant aux perspectives pour 2009, elles tablent sur 200 à 300 MW supplémentaires. Soit une progression sensible, mais forcément modeste si l’on considère que l’EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération, représente une puissance de 1 600 MW. Bonne nouvelle également : ce ne sont plus seulement les installations résidentielles qui portent le marché solaire, mais aussi les sites industriels.

 

Une centrale solaire dans chaque région

 

En attendant, le gouvernement français, dans le sillage du Grenelle de l’environnement, veut lui aussi accélérer dans le photovoltaïque. Tout récemment, l’État a lancé l’appel d’offres visant à implanter d’ici à 2011 au moins une centrale solaire dans chaque région, pour une puissance totale de 300 MW. Cela permettra d’alimenter en électricité l’équivalent d’une ville de 150 000 habitants. Un programme de 1,5 milliard d’euros (au cours des trois prochaines années), réparti sur l’ensemble du territoire.

La société FR énergies poursuit également son développement avec l'agrandissement de ses capacités de stockage et l'embauche d'une trentaine de nouveaux collaborateurs d'ici 2011. Le spécialiste des kits complets pour les professionnels qui réalise des installations résidentiels vient d'annoncer la signatures de plusieurs centrales de 250Kwc d'ici fin 2009.

L'optimisme est de rigueur dans le photovoltaïque.

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Vendredi 5 juin 2009
Nous remercions tous nos clients qui ont fait le déplacement jusqu'à Munich pour nous rencontrer...Quelques photos de notre escapade au pays du photovoltaïque. Nous sommes fier de vous annoncer que notre société vient de dépasser 1.5Mwc de livraison sur les 5 premiers mois de l'année.


Le Stand FR énergies, présent sur le stand France. Patrick et Damien

Avec le ministère du commerce extérieur, nous avons pu vous accueillir sur un stand de 60m2. Christelle.

Le stand de l'un de nos fabricants : Schott Solar

Le stand de l'un de nos fabricants : Sharp Corp.
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Mardi 2 juin 2009
(src : Romandie, La Tribune)
Q-cells et Solon, deux industriels allemands du secteur du solaire font état de lourdes difficultés en ce début d'année 2009.

Pour Q-Cells, fabricant de cellules solaires, le chiffre d'affaires a été revu à la baisse pour 2009. Il se situerait désormais entre 1,3 et 1,6 milliard d'euros, contre 1,7 à  2,1 milliards prévus précédemment.

Au premier trimestre, Q-Cells accuse une perte nette de 391,9 millions d'euros, et annonce 54,4 millions d'euros de bénéfice sur un an. Elle réalisait 190,5 millions d'euros de bénéfice en 2008.

Pour justifier cette situation, la société invoque une dépréciation d'actifs, suite à la renvente de ses parts de 17,2% dans la compagnie norvégienne REC. Q-Cells a également cédé ses parts dans la société Solaria.

En outre, le groupe dit subir directement les effets de la contraction du crédit, qui ont conduit à l'annulation de projets. Les conséquences de la réduction des subventions espagnoles se font aussi durement sentir.

Situation difficile également pour le fabricant de panneaux Solon, qui enregistre une perte nette de 18,5 millions d'euros au premier trimestre, et une baisse du chiffre d'affaires de 76% à 38,3 millions d'euros.

Solon est touchée par la liquidation judiciaire de la société Silpro (Silicium de Provence, détenue par une holding germano-néerlandaise à 70%, et à 12,8% par EDF).

Solon avance également la difficulté d'accéder aux financements, pour anticiper un deuxième trimestre qui devrait lui aussi être déficitaire

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Jeudi 14 mai 2009
(src : Romandie, La Tribune)
Q-cells et Solon, deux industriels allemands du secteur du solaire font état de lourdes difficultés en ce début d'année 2009.

Pour Q-Cells, fabricant de cellules solaires, le chiffre d'affaires a été revu à la baisse pour 2009. Il se situerait désormais entre 1,3 et 1,6 milliard d'euros, contre 1,7 à  2,1 milliards prévus précédemment.

Au premier trimestre, Q-Cells accuse une perte nette de 391,9 millions d'euros, et annonce 54,4 millions d'euros de bénéfice sur un an. Elle réalisait 190,5 millions d'euros de bénéfice en 2008.

Pour justifier cette situation, la société invoque une dépréciation d'actifs, suite à la renvente de ses parts de 17,2% dans la compagnie norvégienne REC. Q-Cells a également cédé ses parts dans la société Solaria.

En outre, le groupe dit subir directement les effets de la contraction du crédit, qui ont conduit à l'annulation de projets. Les conséquences de la réduction des subventions espagnoles se font aussi durement sentir.

Situation difficile également pour le fabricant de panneaux Solon, qui enregistre une perte nette de 18,5 millions d'euros au premier trimestre, et une baisse du chiffre d'affaires de 76% à 38,3 millions d'euros.

Solon est touchée par la liquidation judiciaire de la société Silpro (Silicium de Provence, détenue par une holding germano-néerlandaise à 70%, et à 12,8% par EDF).

Solon avance également la difficulté d'accéder aux financements, pour anticiper un deuxième trimestre qui devrait lui aussi être déficitaire.

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Mercredi 13 mai 2009
Le 11 mai 2009 A l'occasion de la deuxième édition des "Journées européennes du solaire", qui se déroulent les 15 et 16 mai, Enerplan, fait le point sur l'évolution du solaire en France et dans le monde. Cette association professionnelle, qui regroupe l'ensemble de l’offre industrielle et commerciale solaire en France, publie une cascade de chiffres. Selon elle, dans le solaire photovoltaïque,105 mégawatts ont été installés en France en 2008, dont 75 en Métropole et 30 dans les Dom-Tom. La puissance du parc installé en France atteindrait 175 mégawatts, une multplication par trois des installations d'une année sur l'autre.
Enerplan cite les estimations du Réseau européen des associations nationales de l'industrie photovoltaïque (NNPVA, Network of national PV associations) : 5,7 gigawatts-crête* de modules photovoltaïques auraient été installés dans le monde en 2008, ce qui porte le parc mondial à environ 15 gigawatts-crête. Les prévisions pour 2010 se situent entre 6,5 et 10,5 gigawatts-crête de modules photovoltaïques supplémentaires installés. Selon l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA), à l’horizon 2040, le photovoltaïque représenterait entre 20 et 28% de la production mondiale d’électricité. Pour la France, la puissance installée photovoltaïque à été multipliée par trois pour la deuxième fois consécutive d'une année sur l'autre, mais l'association souligne un marché à forte inertie avec une file d'attente de demande de raccordement au réseau de 22 000 dossiers d'une puissance inférieure à 36 kW ( 6 MWc en tout) et de 474 dossier supérieurs à 36 kW (pour 450 MWc en tout). A l'horizon 2020 Enerplan estime un marché annuel de 1953 MWc et un parc cumulé de 13 500 MWc, 2,5 fois plus que l'objectif "Grenelle". En que qui concerne le solaire thermique , le marché a quant à lui enregistré une croissance de 23% en 2008 en métropole, avec 313 000 m² d'installations supplémentaires, soit une puissance de 219 mégawatts.heure.Le parc cumulé fin 2008 totalise pour la métropole et les DOM-COM, 1 877 400 m² installés, soit un équivalent de 1314 mégawatts.heure. La progression du marché européen est estimée à + 60%, avec 4 520 000 m² installés en 2008 (452 hectares). Les marchés leaders comme l’Allemagne sont à nouveau en forte croissance. En matière d'emploi, les perspectives sont de l'ordre de 48 000 emplois mobilisés dans le solaire thermique en 2020 et de 70 000 dans le solaire photovoltaïque. *Wc : Le watt-crête est une unité représentant la puissance électrique maximale délivrée par une installation électrique solaire pour un ensoleillement standard de 1000 watts/m² à 25°C.
Écrit par Claire Goujon-Charpy
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Jeudi 7 mai 2009
Écrit par Yves Heuillard  Le 06 mai 2009
À l'heure où les énergies renouvelables sont intégrées dans les plans de relance économique menés par de nombreux Etats, le secteur photovoltaïque fait partie des secteurs porteurs de croissance. A-t-il les moyens de devenir un mode de production énergétique durable ? Quel est le potentiel du marché français ? Le premier rapport de PricewaterhouseCoopers sur l'état de la filière photovoltaïque en France analyse les atouts d'un secteur au début de son développement.

- Selon un communiqué de PricewaterhouseCoopers - Le marché français du photovoltaïque confirme son état de décollage accéléré depuis 2007 : la capacité annuelle installée en 2005 était de 7 MW, en 2008 de 100 MW, et on attend entre 200 et 300 MW de capacité supplémentaire pour 2009[1]. Les prévisions du Grenelle de l'environnement paraissent en deçà de la réalité. L'impact de la crise limite la croissance mais est difficilement perceptible compte tenu des niveaux bas de départ du marché et de fondamentaux favorables :
– Le développement de l'industrie, essentiellement lié aux installations résidentielles depuis 2007 est désormais aussi porté par des installations de plus grande taille (au-dessus de 3 kWc[2])
– Le bilan économique pour les utilisateurs est positif, avec des tarifs de rachat pour l'intégré au bâti encore élevés et des conditions d'ensoleillement allant de bonnes à excellentes (notamment dans le Sud)
 
D'après le rapport PricewaterhouseCoopers, cette dynamique positive devrait au moins durer jusqu'à fin 2010, portée par ces mêmes fondamentaux et accélérée par une baisse du prix des modules du fait d'une importante surproduction ces deux dernières années. 

La structuration du secteur, principal enjeu de son développement

La filière photovoltaïque française est en gestation. Le contexte actuel très favorable devrait continuer d'alimenter la croissance du nombre de sociétés présentes sur le secteur, en provenance de tous horizons (grands groupes de l'énergie et du BTP, filiales de groupes étrangers, entrepreneurs, etc.).
 
En parallèle, en aval, le secteur devrait entamer une consolidation aux dépens des sociétés qui n'ont pas bâti une croissance pérenne par manque de fonds, de moyens techniques et financiers. « Aujourd'hui plus de 180 sociétés sont présentes dans l'aval de la production en France. La pression concurrentielle couplée à une baisse des tarifs de rachat dès 2012 devrait accentuer la consolidation », précise Benjamin Cros, Senior manager en charge de l'énergie pour le pôle Conseil en Stratégie de PricewaterhouseCoopers.
 
En amont, le marché est très concentré. Le développement de la filière française profite d'abord aux fabricants étrangers de cellules et modules, en particulier allemands, chinois et japonais, qui bénéficient d'une avance technologique. « La France doit se doter d'une stratégie de développement ambitieuse pour que cette industrie attire des capitaux étrangers et soit une pourvoyeuse pérenne d'emplois. En amont, de nombreuses opportunités existent, par exemple en Recherche et Développement : dans le domaine des technologies « couches minces » ou bien via l'intégration verticale par certains acteurs français de l'aval de la chaîne», note Alain Calmé, associé en charge du Conseil en Stratégie chez PricewaterhouseCoopers.
 
À moyen et long termes, le secteur devra relever des défis structurels. Le niveau de qualité des prestations d'installation/exploitation reste assez inhomogène selon les acteurs. L'accessibilité au réseau demeure un enjeu majeur de la croissance. Les problèmes de stockage et de transport de l'électricité ne sont pas encore résolus. Enfin, même si le photovoltaïque a toute sa place dans nos maisons du futur, l'intégration dans les toits demande selon les endroits des ajustements esthétiques.

 Au-delà de 2010-2012, un tournant pour l'avenir de la filière photovoltaïque

« Pour les acteurs de la filière, l'enjeu est triple : capter au maximum la croissance attendue du marché, tirer profit des mouvements du paysage concurrentiel, et enfin gérer les incertitudes sur le financement de projets », souligne Alain Calmé.
 
« L'énergie photovoltaïque constitue un élément clef du puzzle énergétique de demain, fait de technologies réduisant la facture carbone, de bâtiments à haute efficacité énergétique, de réseaux intelligents de distribution dits « smart grids ». Elle offre un modèle décentralisé de consommation / production d'électricité », indique Benjamin Cros.
 
Cependant des incertitudes demeurent quant à la pérennité de cette croissance. Au-delà de 2012, la visibilité est limitée. Le gouvernement a annoncé son intention de maintenir les tarifs de rachat jusqu'à 2012 mais des aménagements par segments (entre parc professionnel / résidentiel, et intégré ou non au bâti) peuvent se produire à partir de 2010. En outre, il subsiste encore pour la filière un risque de scénario de développement similaire à celui qu'a connu l'industrie éolienne. « L'avenir immédiat dépendra de facteurs externes autant qu'internes au marché français, en particulier de l'amélioration de l'accès au crédit, du développement du marché dans d'autres pays (Etats-Unis, Italie), de la consolidation attendue dans l'aval de la filière, et bien sûr du niveau de soutien du gouvernement (avec une première échéance annoncée au deuxième semestre de 2009) », indique Benjamin Cros.
   
L'intégralité du rapport est disponible sur le site www.pwc.fr
Publié en mars 2009, il s'agit d'une étude qualitative, basée sur une série de 32 entretiens ciblés conduits auprès d'acteurs du secteur (installateurs, exploitants, organismes financiers, organismes d'audit et de contrôle, bureaux d'études, etc.).

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Jeudi 7 mai 2009

PARIS - Le marché français de l'énergie solaire photovoltaïque devrait continuer à se développer à un rythme rapide au moins jusqu'à fin 2010 malgré la récession économique, estime le cabinet PriceWaterhouseCoopers (PWC) dans une étude publiée mercredi.

"Le marché français du photovoltaïque confirme son état de décollage accéléré depuis 2007", affirme PWC.

Les nouvelles installations de panneaux solaires ont représenté environ 105 mégawatts (MW) en 2008, contre 30 MW en 2007 et 7 MW en 2005.

Malgré cette forte progression, la France reste cependant très en retard sur ses voisins européens.

A la fin de l'année dernière, la puissance des panneaux photovoltaïques français s'élevait à 175 MW, soit très loin de l'Allemagne (5.300 MW) et de l'Espagne (3.300 MW).

Paradoxalement, la faiblesse du parc français fait que l'impact de la crise économique y est "difficilement perceptible", note PWC.

Le cabinet note en outre que le développement de l'industrie "essentiellement lié aux installations résidentielles depuis 2007 est désormais aussi porté par des installations de plus grande taille".

En outre, ce type d'énergie reste attractif pour les consommateurs avec des tarifs de rachat par EDF "encore élevés" et "des conditions d'ensoleillement allant de bonnes à excellentes" selon les régions.

"Cette dynamique positive devrait au moins durer jusqu'à fin 2010", estime PWC, qui met en avant la baisse du prix des panneaux solaires "du fait d'une importante surproduction ces deux dernières années".

Pour l'heure, le développement du marché photovoltaïque français profite surtout aux fabricants de panneaux solaires étrangers, note aussi le cabinet, en particulier allemands, chinois et japonais, "qui bénéficient d'une avance technologique".

PWC met cependant en garde contre les "incertitudes" quant à "la pérennité" de la croissance du secteur.

L'industrie reste encore "fragile financièrement", manque de personnes formées à l'installation de panneaux solaires et rencontre des problèmes liés au stockage de l'électricité et au raccordement au réseau électrique, ajoute-t-il.

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